Le manque de surveillants dans les prisons françaises est lié principalement à la difficulté de recruter de nouveaux agents. « La fonction publique attire moins les jeunes générations et l’administration pénitentiaire est encore plus exposée à ce déficit de recrutement », explique Patrick Migliaccio, directeur de la maison d’arrêt d’Albi.
Le métier est encore perçu comme peu valorisant, malgré les mesures prises ces dernières années comme la participation des agents au défilé du 14 juillet à Paris ou la création d’une journée nationale d’hommage le 22 septembre.
Les salaires des surveillants vont aussi être revalorisés, avec un passage prévu en catégorie B. Aujourd’hui un agent qui débute perçoit environ « 1700 à 1800 € mensuels nets », selon le chef d’établissement. Après 20 ans de carrière, un surveillant d’Albi, ancien fonctionnaire territorial, confie toucher un salaire de base d’environ 2300 €/mois, hors primes et heures sup’.
Au-delà de la rémunération, « le métier s’est bien développé et offre aujourd’hui plusieurs opportunités d’évolution », explique un gradé.
Surveillants, équipes d’intervention (ERIS), escortes judiciaires (PREJ), postes administratifs : les passerelles existent grâce aux concours internes. L’administration pénitentiaire organise actuellement une nouvelle campagne de recrutement. Plus d’informations sur le site dédié du ministère de tutelle : lajusticerecrute.fr/surveillantB.
Bibliographie :
La note et le rapport en pratique – 2020-2021.,sur ce lien la fiche de présentation.
